Bonjour Jean-Pierre,
Jean-Pierre a écrit:Une sorte de bureau de contrôle en somme.
Qu'en pensez vous?
l'organisme que tu imagines me fait furieusement penser à l'OEB (organisme européen des brevets) dont le rôle est bien de contrôler la pertinence, la nouveauté et la légitimité d'un brevet avant de l'accorder.
Le débat actuel sur les brevets logiciels montre clairement que l'OEB joue les pompiers pyromanes depuis des années en accordant quantité de brevets sur des logiciels et autres simples idées et concepts ce qui est contraire à la loi européenne en cours et au principe même des brevets.
On pourrait citer les exemples plus "salissants" que sont les sociétés de contrôle des bateaux comme Veritas qui certifiait que l'Erika était "bon pour le service".
Un organisme chargé de décortiquer tous les logiciels et leurs incessantes nouvelles versions devrait disposer de moyens humains et techniques considérables et ne serait donc, à mon avis, jamais indépendant de l'industrie, de se puissance financière et de son omniprésent "lobbying".
Je crois que les affaires Guillermito et Kitetoa posent tout simplement le problème de la sécurité par le secret.
Tous les logiciels et systèmes de sécurité ont des failles (voire des portes dérobées ou des sywares) et il y a toujours des personnes suffisamment compétentes et persévérantes pour les découvrir.
A ma connaissance ce principe s'est toujours vérifié et je pense qu'il se vérifiera toujours.
Enterrer sa tête dans le sable, psalmodier à l'envie que "mon truc à moi est sur à cent pour cent", et réduire au silence les "hérétiques" comme Guillermito ou le webmestre de Kitetoa, n'empêchera jamais les crackers et autres malveillants compétents et persévérants de trouver ces failles et de les exploiter pour faire des virus ou pire encore.
La meilleure des sécurités (celle des utilisateurs je veux dire, pas celle des revenus des sociétés d'informatique) c'est celle qui est transparente, reposant sur des techniques fiables et connues de tous, contrôlées par le plus de compétences possible et, surtout, dont l'utilisateur connaît les limites et les éventuelles conséquences de ces limites.
L'utilisateur doit absolument connaître les limites, les failles et les risques de ses systèmes de sécurité pour pouvoir, selon ses besoins et moyens, y pallier par des moyens redondants de protection, des systèmes de sauvegarde, des assurances, ...
Ces principes sont d'ordre général, ils ne se limitent pas à l'informatique et il suffit pour les comprendre d'un peu de bon sens à quiconque se penche sur la question avec un minimum de sérieux.
L'affirmation de Tegam que "son système protége contre cent pour cent des virus connus et inconnus" est forcément mensongère (et donc condamnable) mais pire encore, elle fait croire à l'utilisateur qu'il n'a pas besoin de se munir d'une vrai sécurité (comme vue plus haut) et est donc, au niveau de la sécurité réelle, contre productif, ce qui rend la pub de Tegan foncièrement mensongère.
La publicité mensongère est pénalement répréhensible, mais le juge à préféré condamner Guillermito, qui a oeuvré pour une sécurité réelle, et protégé Tegan qui, par sa publicité du moins, a oeuvré contre la sécurité réelle..
Tegan ne pouvait pas "réduire au silence un hérétiques comme Guillermito", c'est donc le juge qui l'a fait, d'où ma question initiale.