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Page 1 sur 21, 2 SuivantQuelle licence pour des cours ?

Image Libérer les logiciels et tout autre contenu, comment adopter une Licence Libre ? (GNU GPL, Art Libre et Creative Commons).
Un forum en collaboration directe avec le site Veni Vidi Libri.

Jeu 08 Nov, 2012 19:39

Bonjour,

J'espère poster au bon endroit. Je suis étudiante en médecine. Vous devez certainement savoir que la première année est sanctionnée par un concours sélectif au point que des préparations privées proposent contre rémunération une formation censée augmenter vos chances succès.
Dans ma faculté, depuis 2003, un groupe d'étudiants de seconde année, sans cesse renouvelé, et dont je fais maintenant partie, estime que le savoir doit pouvoir être partagé autrement que contre espèces sonnantes.
Nous organisons donc environ toutes les semaines pendant l'année scolaire, gratuitement, sur notre temps libres, des tutorats, ouverts à tous et qui sont en fait des examens blancs qui se déroulent dans les mêmes conditions que le concours. Ces tutorats sont bien entendu corrigés afin que chacun puisse évaluer son niveau.
Les tutorats des dix dernières années ainsi que leurs corrections sont disponibles pour tous sur le site de la faculté.
Cette pratique est peu appréciée par les préparations privées qui y voient certainement un manque à gagner. C'est un juste retour des choses car nous apprécions modérément les dites préparations, mais pour d'autres raisons !
Bref, depuis quelques années, chacun bombe le torse, estimant que son travail est supérieur à celui de l'autre.
Sans rentrer dans le détail et en essayant de rester émotionnellement neutre, je dirais que depuis peu nos tutorats se retrouvent sur le site d'une préparation privée.
Sur notre site, chaque tutorat contient sur sa page de garde, le logo de notre association et/ou les noms des étudiants qui l'ont rédigé. Bien évidement ces informations ne figurent pas sur le site de la préparation privée qui reproduit notre travail, y compris les coquilles. Nous sommes profondément flattés qu'en agissant ainsi cette préparation payante reconnaisse de façon implicite la qualité de notre travail bénévole, mais sommes non moins profondément scandalisés par le fait qu'elle ne nous en attribue pas la paternité.

Il est par ailleurs amusant de constater que les étudiants inscrit dans cette préparation, ont toujours eu (et on toujours) un accès illimité aux tutorats.

J'ai donc deux questions à vous poser.

Pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise, nous envisageons une licence qui permettrait à chacun de reproduire ou de distribuer notre travail, gratuitement ou non, mais à la seule condition que notre paternité soit reconnue. En un mot (ou plus…), quelle licence et comment procéder (je ne sais vraiment pas par quel bout commencer) ?

Qu'est-il possible de faire pour la situation actuelle et notre travail de 10 ans, dorénavant orphelin de ses parents biologiques ;)

Je vous prie d'excuser la longueur de ce post mais je suis très en colère.

Merci de vos conseils.
BBDoc

Messages : 3

Ven 09 Nov, 2012 06:59

Connais-tu les licences Creative Commons ?

Si seule la paternité vous importe, la licence CC-BY est celle qui vous convient.

Fais des recherches "licences creative commons" via divers moteurs de recherche, ou pose des questions ici.

Tu n'es pas la seule "en colère". Tous les libristes aiment les licences Creative Commons et les logiciels libres, tandis qu'ils répugnent le droit d'auteur tel qu'il est - encore ! - maintenant, inadapté.

J'avoue que CC0 et CC-BY sont les deux que j'utilise.
Nous sommes libres. Wir sind frei. We are free. Somos libres. Siamo liberi.
shokin

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Messages : 186
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Ven 09 Nov, 2012 08:34

Merci de ta rėponse.
J'ai commencė mes recherches et le site CC me paraît clair.
Bien amicalement.
BBDoc

Messages : 3

Ven 09 Nov, 2012 09:11

De rien, et n'hésite pas à venir ici si tu as des questions.

Exemple :

CC-BY-NC (si c'est sur papier, tu dois écrire http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/deed.fr )

Quest to learn : l’école où l’on joue à apprendre

Par Rémi Sussan le 10/06/11

Malgré les multiples de tentatives de réformer l’éducation en France et ailleurs, le rapport entre l’élève, le professeur et la connaissance n’a guère changé : l’enseignant reste l’unique diffuseur du savoir. Quant à l’intégration des technologies, elle se limite souvent à la salle d’informatique où l’on apprend péniblement quelques fonctionnalités de Word. Ne parlons même pas des jeux vidéos, qui restent le grand Satan.

Autant d’attitudes dont Katie Salen prend le contrepied. Dans le cadre des rencontres organisées par le CRI (Centre de recherche interdisciplinaire), autour des nouveaux modèles d’apprentissage à l’école et de la place de l’enfant, elle a défendu le rôle de la technologie dans l’élaboration de projets communs dans lesquels l’expertise des élèves est reconnue au même titre que celle du professeur.

Cette conceptrice de jeux a créé en 2009, à New York, l’école Quest to learn, un établissement public, qui n’accueille donc pas forcément des enfants issus de familles privilégiées.

A terme, cette institution réunira des jeunes de la 6e à la première, avec 75 élèves par niveau. Aujourd’hui, elle entre dans sa deuxième année, ce qui signifie que seuls les deux premiers niveaux (6e et 5e) sont opérationnels.

La caractéristique d’une classe de Quest to learn est qu’à l’enseignant traditionnel s’adjoint un concepteur de jeu qui aide les enfants à développer leur projet : car chaque classe doit mettre en place un jeu correspondant aux enseignements qu’elle reçoit. Le concepteur conçoit l’environnement ludique, mais les jeunes sont aux manettes pour élaborer les règles du jeu et les divers événements.

Comment la diffusion des savoirs s’articule-t-elle avec l’attitude ludique ? En fait, les programmes sont les mêmes que dans l’enseignement traditionnel : l’enfant acquiert des compétences en maths, en physique, en histoire, en lettres, mais en passant par des procédures radicalement différentes. Pour l’année 2011, par exemple, le programme de physique est exploré à travers un module de 10 semaines, Invisible Pathways (.pdf), les chemins invisibles”.

“Le défi proposé par cette mission consiste à placer les étudiants dans le rôle de scientifiques qui doivent élaborer et tester une théorie sur le comportement de la lumière. Ils étudieront donc ses interactions avec la matière (réfraction, absorption, diffusion et réflexion) à l’aide de caméras numériques pour enregistrer les résultats. Ensuite, via une simulation 3D (appelée Enigmo 2), ils modéliseront le mouvement à travers l’espace en utilisant la connaissance qu’ils auront acquise dans le monde réel pour l’appliquer à un environnement virtuel. Ils analyseront alors des données afin de comprendre les couleurs de la lumière, et ils étudieront l’œil en tant que dispositif optique. Tout au long du processus, ils emploieront la méthode scientifique pour proposer et tester des théories, observer et recueillir des résultats, et appliquer cette compréhension à l’élaboration de nouvelles théories. La mission se terminera par une épreuve scientifique demandant aux élèves de collaborer en petites équipes. Le but : construire le parcours d’un faisceau jusqu’à une cible, en opérant au moins cinq changements de direction.”

Mais s’il paraît relativement “facile” de faire adopter aux élèves cette attitude d’expérimentateurs pour les sciences, qu’en est-il de l’apprentissage des “humanités”, par exemple l’histoire ? Ici aussi Quest to learn développe des projets ludiques, comme celui de “l’espion spartiate” (.pdf).

“Cette mission demande aux élèves de voyager dans le temps, vers la Grèce antique et la naissance de la première démocratie du monde, et d’étudier le moment ou Sparte doit prendre une décision concernant les relations avec Athènes. Ils devront étudier les différences entre Sparte et Athènes et examiner le rôle de la géographie dans le développement des sociétés et des relations qu’elles entretiennent entre elles. Ils se pencheront également sur les événements historiques spécifiques qui ont affecté les Cités Etats avant 432 av. J.-C.. Ils s’attacheront à créer et livrer un document de politique générale à la direction de Sparte (le Conseil des Anciens) indiquant quelle stratégie est la meilleure. Et ce, en utilisant des preuves pour étayer leurs idées. Afin de les aider à construire leur argumentaire, les jeunes s’immergeront dans différentes simulations numériques afin d’étudier les possibles ramifications de leurs décisions. La présentation finale (devant le Conseil des Anciens) les amènera à collaborer avec d’autres étudiants, à recueillir des faits provenant de sources multiples et à examiner plusieurs points de vue.”

La pédagogie de Quest to learn met en jeu d’autres principes, comme la “gamification”. Des jeux, des énigmes, sont incorporés à l’enseignement scolaire : Jane McGonigal, qui consacre plusieurs pages de son livre Reality is Broken aux méthodes de Quest to learn, explique par exemple qu’un défi mathématique peut être caché dans un livre de classe. Les élèves qui le découvrent peuvent alors chercher la solution à l’énigme. Clive Thompson, dans un article de Wired raconte, pour sa part, que de minuscules messages avaient été placés sur des lames de microscopes, comme s’il s’agissait de cultures de cellules. Pour prendre connaissance de ces messages, il était nécessaire de savoir régler et utiliser le microscope. A noter que ces épreuves n’ont rien d’obligatoire ! Au contraire, précise Jane McGonigal celui qui découvre le puzzle gagne le droit de chercher à le résoudre !

Autre point souligné par Katie Salen dans sa conférence, la possibilité pour chacun des élèves de se proclamer “experts” dans un domaine ou un autre. Dans un exemple fictif, Jane McGonigal imagine qu’une élève pourrait ainsi se déclarer spécialiste en “cartographie”, une discipline qu’elle aurait pu acquérir indépendamment en dessinant des cartes de mondes virtuels, mettant ainsi ses compétences au service d’un groupe d’enfants travaillant sur un jeu en géographie.
Autre point très important souligné par Jane McGonigal : il n’existe pas de notation ou de classement. Ici, les élèves “changent de niveau”. Quelle différence ? On ne se situe plus par rapport à une classe ou à une moyenne, mais par rapport à ses propres efforts. “Tout le monde peut changer de niveau en travaillant dur”, note-t-elle. Bref, seule la récompense existe. Que du bonheur, dirait-on.

Un environnement technologique sophistiqué mais maitrisé

Comme on le voit, si la technologie joue un rôle dans ces projets éducatifs, son rôle n’est pas déterminant. Il ne s’agit pas de faire de la technologie à tout prix, mais d’en tirer le meilleur parti en termes de pédagogie.

Les élèves ont ainsi accès au SMALLab, un espace de réalité augmentée, ou, comme le baptise le site de Quest to learn, “un espace d’apprentissage incarné” (vidéo). Des “objets numériques” sont projetés sur le sol, et les enfants peuvent interagir avec eux, via des capteurs sans fil, et élaborer divers scénarios avec leur aide.

SMALLab Liferaft (Video YouTube)

Un autre “labo” Short Circuit, est également intégré à Quest to learn. On décrira ce lieu comme un petit “Fablab”, où les élèves peuvent “bricoler” selon leurs désirs tous les systèmes interactifs qu’ils imaginent. On le voit, le rôle fondamental du corps dans l’apprentissage n’est pas oublié. Pas question d’employer la technologie pour fabriquer un monde entièrement “virtuel” dégagé des contraintes matérielles, comme dans les vieilles théories cartésiennes de la connaissance.

Quest to learn (ainsi d’ailleurs que la Small Lab et Short Circuit) est l’un des nombreux projets de “l’Institute of Play” dont Katie Salen est la directrice exécutive. Cet organisme se veut un tremplin pour promouvoir le jeu comme activité d’intégration sociale et de développement personnel.
Quest to learn changera-t-il les méthodes traditionnelles d’éducation ? En tout cas, le concept a l’air de plaire, puisqu’une seconde école s’ouvrira en septembre, à Chicago.

Véronique Routin et Rémi Sussan


Source : InternetActu.Net
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shokin

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Ven 09 Nov, 2012 22:05

Bonjour BBDoc,

Tu es parfaitement au bon endroit.
Cette initiative est vraiment excellente.
Je pense que la licence la plus adaptée serait la creative commons by-sa.
Cela vous permettrait ainsi d'être également compatible avec la partie université de wikipedia
http://fr.wikiversity.org/wiki/
Cette licence vous protégerait des sociétés peu scrupuleuses car avec la clause BY elles seraient obliger de vous citer comme auteurs et avec la clause SA, si jamais elles réutilisaient vous productions, elles seraient obligées d'utiliser cette même licence libre.
Et quelque chose me dit que ces sociétés ne sont pas prêtes à utiliser des licences libres.
L'utilisation de la clause NC me semble inutile et ne rendraient plus compatible avec des projets tels wikiversity.
En tout cas, n'hésite pas à nous solliciter si tu as besoin d'aide.
Librement
Cyrille L.
cyrille

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Sam 10 Nov, 2012 06:16

Il est vrai que la clause SA (share alike) permet d'empêcher que les copies modifiées puissent être mises sous une autre licence que la licence de l'original.
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shokin

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Sam 10 Nov, 2012 12:13

BBDoc, tu es parfaitement au bon endroit et félicitations pour cette initiative! La connaissance doit être partagée et c'est une bonne idée que d'utiliser les licences libres.
Le choix des Creative Commons est judicieux. Pour info, Framasoft est aussi éditeur de livres sous licence libre (http://framabook.org) et nous utilisons souvent la licence Creative Commons By.

Je sais que votre but est d'éviter que seuls les plus fortunés puissent s'offrir des cours, néanmoins je vous déconseille l'utilisation systématique de la licence CC-By-NC (non commercial). En effet, elle vous priverait par exemple de la possibilité de publier des supports "papier" basés sur vos contenus et le vendre au prix coûtant ou éventuellement contre un petit bénéfice permettant de faire tourner votre association (si vous avez ce statut), à des fins non lucratives.

Je suis sûr que même les étudiants les moins fortunés seraient heureux de verser un petit quelque chose en guise d'encouragment en échange par exemple, d'une compilation papier des annales d'examens.

Par ailleurs sur tous vos contenus que vous publiez sous CC, pensez bien à rendre visible et explicite al licence. Par exemple, au moment de choisir la licence sur le site Creative Commons, vous pouvez utiliser le logo correspondant, que vous pouvez coller partout.

Enfin, bien entendu, soyez absolument sûrs que vous détenez bien les droits sur vos contenus, afin de leur apposer une licence. Cela comprend aussi les images et shémas.

On pourrait avoir l'adresse de votre site pour se rendre compte? Si vous avez d'autres question, n'hésitez surtout pas!
Totophe

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Lun 12 Nov, 2012 12:31

Je salue cette initiative intéressante. Je pense que le choix de la licence CC-BY (voir CC-BY-SA) est vraiment le meilleur choix possible pour la publication de cours.
cheval_boiteux

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Lun 12 Nov, 2012 19:24

Moi je voterai pour le CC-BY-SA pour le coté viral du SA qui permettrait du coup de récupérer les versions modifiées par les préparations privées ou autres éventuels éditeurs agglomérateurs.
fat115

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Lun 12 Nov, 2012 20:15

En tant qu'actuel PACES, j'appuie totalement ton initiative. C'est important qu'on puisse réussir son année pour son mérite, sans avoir à payer des prépas privés pour un contenu qui est de moins en moins supérieur à celui du tutorat (du moins dans ma fac).
Concernant la licence, CC-By-Sa sans hésitation. Ainsi, vous serez crédités et votre travail restera libre. La mention NC ne me semble pas à prendre. Par exemple, un prof qui réutilise votre travail dans son cours (en respectant la licence) : est-ce du NC ? La mention Sa me semble largement suffire.
Petite suggestion : si vous êtes suffisamment motivés, pourquoi ne pas contacter les tuteurs d'autres facs pour faire un truc commun ?
Yamakaky

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