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Jeu 31 Mars, 2005 16:37

Qu'une planête soit baptisée du nom de son découvreur, à part flatter l'égo personnel dudit monsieur et en vexer d'autres, c'est pas bien grave...

La question des marques déposées est plus douteuse, on en a eu une illustration dernièrement avce l'affaire Milka par exemple.

D'un point de vue moral, je dirais que pour moi un brevet est toujours un moindre mal, et en aucun cas un droit. La propriété existe parce que le partage physique pose un problème matériel. Si un bien est indivisible, l'aptitude sociale de l'être humain n'étant pas illimitée, il faut bien trancher entre M. Untel et M. Machin. C'est la notion de propriété. Une fois le cas tranché, il devient immoral d'ôter le bien à celui qui a été jugé le plus "méritant" - c'est ce qu'on appelle le vol quoi.

Mais si un bien se répand sans effort (la fameuse "économie d'abondance"), alors pour moi l'immoralité se situe à l'inverse dans le fait de restreindre artificiellement sa distribution à une classe privilégiée. C'est le cas de tout ce qui relève de la propriété intellectuelle, et donc de tous les brevets.

Dissocier la réflexion sur les brevets logiciels de celle sur les brevets de manière générale n'est donc à mon avis pas du tout pertinent.
Les brevets ne sont jamais un bien, un droit, ils sont toujours un moindre mal destiné à susciter l'intéressement des inventeurs potentiels (un peu), et surtout, sans doute, des investisseurs qui veulent un retour de ce qu'ils engagent. Mais ils constituent une réponse au problème qui correspond à un contexte particulier (concentration des moyens de production, ...) qui n'est plus tout à fait le même aujourd'hui, en particulier dans les pays industrialisés et tertiarisés, et s'il peut exister d'autres solutions (et je pense qu'il en existe, à cet égard l'informatique est un domaine pionier d'expérimentation), alors le modèle entier est à repenser.

Il y a 15 ans, personne n'aurait osé imaginer le succès du logiciel libre, hormi quelques visionnaires un peu fêlés. Il se trouve qu'ils avaient raison, et que le modèle est viable y compris dans un environnement juridique pourtant peu favorable.
Il y a 5 ans, le développement d'internet favorisait la diffusion anarchique des oeuvres de l'esprit, de manière de plus en plus marquée (p2p pour ne pas le citer), on commneçait à s'en inquiéter certes, mais personne sauf quelques illuminés ne pensait que la culture libre pourrait réellement constituer une alternative viable.
Aujourd'hui, on commence à trouver de la très bonne musique sur ce mode là, souvent pas encore libre (CC), mais déjà librement écoutable, ce qui rappelle un peu la vague de freewares qui a précédé la vague GPL & co.
Alors, quand on me dit qu'il ne faut pas tout mélanger, et restreindre le débat aux brevets logiciels, permettez moi de sourire. ;)
Non sans quelques apréhensions parfois, parce que l'enjeu du débat me parait aussi vital que la démocratie elle-même.
Nico

Messages : 841
Géo : Paris

Jeu 31 Mars, 2005 20:19

Juste une précision car j'avais mal exprimé ma pensée au point de la déformer.
Ca ne me gène pas du tout de nommer une planète du nom de son "découvreur", je sais que c'est une règle qui en vaut une autre en astronomie.
C'était uniquement le mot "inventeur" qui m'avait choqué.
birin

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