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Page 1 sur 21, 2 SuivantLe libre dans le secteur public

Le Libre soulève de nombreuses questions, notamment sur la vente liée, les verrous numériques, les libertés numériques.., Parlons-en avec écoute et respect de l'autre.

Mar 07 Déc, 2004 08:04

Une interview du responsable service public de Microsoft, à lire : ici

La source officielle sur Zdnet.fr :
http://www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39186990,00.htm

Pour autant, le phénomène du libre est plus limité qu'on ne le pense. La dépense du secteur public pour ce type de solution est ainsi inférieure à 1%

Heu ... rassurez-moi, c'est bien lié au faible coût, cette histoire, non ? Donc, c'est plutôt une bonne nouvelle ?
Dernière édition par mrFarenheit le Mar 07 Déc, 2004 14:43, édité 1 fois au total.
mrFarenheit

Messages : 173

Mar 07 Déc, 2004 11:12

L'art et la manière de dire tout ET son contraire... vainqueur : MICROSOFT !
Il y a quelques semaines le libre etait en fait très cher selon MS, maintenant le libre ne représente rien dans les compte du secteur public... Facile
En fait MS dit : Nous ont est plus fort que le libre, voyez par vous même on vous prend plus d'argent...

GSP (Government Security Program – contrat permettant d'accéder au code sous certaines conditions, Ndlr) permet aux gouvernements d'obtenir le code source [de nos logiciels Windows et Office]. Déjà soixante États y participent.

On remarquera les termes "y participent", faire croire que les etats sont actifs et que c'est un projet. Hors ce n'est ppas un projet ni un programme comme peut le faire croire son nom mais juste un contract permettant de voir et seulement de voir le code... Encore bravo les marketingistes de MS vous nous montrez que vous savez utiliser la réthorique...
cortomaltes

Messages : 183

Mar 07 Déc, 2004 11:33

lu dans l'interview du responsable de la division "secteur public" de Microsoft :

Depuis huit mois, il y a eu de nombreuses embauches; la division, créée le 1er novembre, rassemble une cinquantaine de collaborateurs directs et cinquante autres mis à contribution dans d'autres services.


Bin au moins c'est clair, il y a une bonne centaine de requins payés à plein temps pour éviter que le Logiciel Libre ne permette aux acheteurs publics de notre pays d'échapper à Microsoft.

Ca me fait toujours plaisir de lire des conneries aussi grosses que :

Sur le coût, toutes les études sur le sujet indiquent que le coût de possession globale de solutions libres est très en faveur de Microsoft avec des ratios de deux à huit.


Mon étude à moi prouve que la généralisation d'OpenOffice dans un collège donne un coût de possession globale très en faveur du Logiciel Libre avec un ratio de zéro à infini.

Je n'ai pas encore abordé le problème des stations de travail sous Windows, qui nécessitent 1500 % de maintenance en plus par rapport aux machines sous GNU/Linux, mais cela je ne suis pas qualifié pour le dire, car je n'arrive pas à ce jour à faire installer de système d'exploitation libre sur un poste de travail.

Je n'ai pas non plus "d'étude" personnelle sur les serveurs, mais le temps d'administration de notre serveur Linux est de l'ordre de 10 minutes par an (avec certes une télémaintenance automatisée qui organise les màj etc), et quand je lis sur les listes de diffusion les problèmes de maintenance des serveurs Win2003, j'estime qu'on est dans un coût de possession globale très en faveur du Logiciel libre avec un ratio de un à six mille.
"La cacahouète, c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme" (Jean-Claude Van Damme)
Etienne

Messages : 272
Géo : Bagnolet-du-nonante-trois

Mar 07 Déc, 2004 12:08

Attention mes chers Framasoftiens, tout le monde ne travaille pas dans le monde de l'Education ou/et avec des petites applications.

Ainsi n'oubliez pas que passer à OpenOffice nécessite des remises à niveaux personnelle significatives. Importantes quand vous avez un parc d'utilisateurs conséquent... Et quand on connait les réticences aux changements (surtout en France, regardez ID-TGV, ha ! ha ! ha !...)

Et n'oubliez pas non plus que les Collectivités (comme les Entreprises) ont des investissements (matériels et humains) fondés autour de certains standards et qu'il n'est pas forcément facile d'en changer. Notamment lorsque les Systèmes d'Informations sotn interdépendants. Cette lourdeur est réelle et l'enjeu du changement n'est pas neutre. Et quel DSI voudrait risquer sa peau là-dessus ??

Bref le changement n'est pas aussi facile. Et les gros éditeurs jouent bien évidemment cette carte à fond (quitte à en rajouter nous sommes d'accord...)
chm64

Messages : 2

Mar 07 Déc, 2004 12:29

l'ensemble de l'interview est intéressante car beaucoup de choses sont dites. Il faut ensuite décrypter et recouper ...

A+LS.

Sur la page de http://www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39186990,00.htm l'ensemble des auteurs a écrit:Eric Bignand, "M. Secteur public" chez Microsoft France: «Le phénomène du libre est plus limité qu'on ne le pense»

Interview - La croisade du géant de Redmond contre les logiciels libres vise aussi les administrations. En France, Microsoft vient ainsi de créer une division "secteur public". À sa tête, Eric Bignan, un transfuge d'IBM chargé de séduire les organismes publics.

Microsoft surveille – en France comme ailleurs – l'intérêt grandissant que le secteur public porte aux logiciels libres et, plus généralement, au modèle du code source ouvert. Pour séduire les administrations et «reconquérir du terrain» dans l'Hexagone, la multinationale a donc créé au sein de sa filiale, le 1er novembre dernier, une unité d'affaires "Secteur public" (d'autres grands pays en sont déjà pourvus). Une équipe de près d'une centaine de personnes va donc tout mettre en œuvre pour aider Microsoft «à se rapprocher davantage du secteur public», comme le dit pudiquement la société. L'objectif est de répondre aux besoins spécifiques des ministères, collectivités locales, établissements scolaires, centres de recherche ou autres organismes financés par le contribuable.

Pour diriger cette division, Microsoft a débauché Eric Bignand, 42 ans, un ancien d'IBM. Entré en 1987, il a passé 17 ans dans les différents services d'IBM France et Europe. À partir de 1999, il y a assuré les fonctions de "Monsieur gouvernement et administration" au niveau européen. En 2002, il a dirigé la division secteur public d'IBM pour la France, la Belgique et le Luxembourg.

ZDNet: Comment allez-vous mieux convaincre le secteur public d'opter pour les produits Microsoft à l'heure où la tentation est grande d'opter pour les logiciels libres, grâce à des arguments tels que l'accès au code, le faible coût et l'adaptabilité ?

Eric Bignand: La concurrence est saine. Pour autant, le phénomène du libre est plus limité qu'on ne le pense. La dépense du secteur public pour ce type de solution est ainsi inférieure à 1%. Les engagements de Microsoft pour le secteur public sont très clairs. Sur l'ouverture, le programme GSP (Government Security Program – contrat permettant d'accéder au code sous certaines conditions, Ndlr) permet aux gouvernements d'obtenir le code source [de nos logiciels Windows et Office]. Déjà soixante États y participent. Sur le coût, toutes les études sur le sujet indiquent que le coût de possession globale de solutions libres est très en faveur de Microsoft avec des ratios de deux à huit. Quant à l'adaptabilité, nous sommes en discussion avec l'Adae (Agence pour le développement de l’administration électronique, créée en février 2003 par le gouvernement, Ndlr) pour mettre à disposition du secteur public des produits adaptés à ses besoins autour de Microsoft Office.

Vous mentionnez le programme GSP, mais le gouvernement français ne refuse-t-il pas, justement, d'y participer? Pourquoi n'est il pas réceptif à ce dispositif ?

Effectivement, la France ne fait pas partie des pays intégrant le programme GSP, pour des raisons qui lui sont propres. Nous n’avons probablement pas suffisamment expliqué les enjeux de transparence et de sécurité que cette proposition contient. L'accès au code source de Windows et Office est toujours une proposition ouverte de Microsoft au gouvernement français.

Pensez-vous qu'une cohabitation soit possible entre logiciels libres et propriétaires au sein du secteur public?
Nous ne nous inscrivons pas dans une farouche opposition au libre, qui effectivement peut cohabiter avec le modèle "éditeur". Bill Gates, récemment en visite à Paris, a été clair sur ce sujet. Il a indiqué que le libre était une réponse, ce qui est un changement radical de position. Mais il ne s'agit pas de la seule.

Qu'est-ce que le projet Solution Sharing Network (SSN)? N'est-il pas directement inspiré du libre ?

Le principe de SSN est en effet proche des développements collaboratifs du libre. Cette solution sera mise à disposition gratuitement du secteur public d'ici à la fin de l'année. Il s'agit d'un réseau de partage de solutions. Ainsi, imaginons qu'une collectivité développe un module de formulaire à partir de nos produits; eh bien elle pourra en faire profiter, via SSN, d'autres services administratifs. Favorisant une meilleure mutualisation de la recherche et des développements, ce service permet d’accroître l’efficacité opérationnelle et de réduire les coûts liés aux projets "e-administration". Il est financé par Microsoft.

Pourquoi Microsoft France ne possédait pas jusqu'alors de division "secteur public"? Quelles en sont les ressources ?

Les divisions secteur public se développent les unes après les autres dans tous les pays depuis un peu moins de deux ans. Auparavant, cette activité était intégrée à la division "grands comptes". Le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne en disposent déjà en Europe. Même chose aux États-Unis, en Chine, en Inde ou au Japon. Il y a eu une prise de conscience sur le fait qu'il fallait répondre de manière singulière aux attentes de ce secteur. Depuis huit mois, il y a eu de nombreuses embauches; la division, créée le 1er novembre, rassemble une cinquantaine de collaborateurs directs et cinquante autres mis à contribution dans d'autres services.

Pour en savoir plus :
Logiciels libres: les collectivités ont besoin d’applications métiers

Christophe Guillemin, ZDNet France

Logiciels libres: les collectivités ont besoin d’applications métiers
Par Thierry Noisette ZDNet France Mardi 13 juillet 2004


Reportage - Le recours aux logiciels open source est une source d’économie et plus largement de «reconquête des biens communs», affirment les collectivités membres de l’Adullact, qui était présente aux cinquièmes Rencontres du logiciel libre à Bordeaux.

La cinquième édition des Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL), qui se sont déroulées du 6 au 10 juillet à l’Enseirb (Bordeaux), a été l’occasion de faire le point sur l’activité de l'Association des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour les administrations et les collectivités territoriales (Adullact), deux ans après sa création.

Pour François Elie, son président, l’association doit mettre l’accent sur trois thématiques. D'abord la promotion des formats ouverts. «Des éditeurs de logiciels libres travaillent avec nous pour des échanges sur les schémas XML», affirme-t-il. «La réaction des éditeurs traditionnels, prestataires des collectivités, a d’abord été de nous considérer comme des clowns, puis des gêneurs. À présent, ils dialoguent avec nous, et ont tous conscience que le modèle éditeur va mourir même s’ils ne savent pas quand. Comme notre intérêt n’est pas du tout la disparition des éditeurs, nous travaillons ensemble à des évolutions, comme sur les formats et l’interopérabilité», poursuit-il.

Deuxième action, la «reconquête de biens communs» que sont les données publiques: «Beaucoup de données existent, créées et collectées avec l’argent public, pour lesquelles les collectivités doivent encore payer ensuite, ce qui pose problème. D’où l’intérêt d’applications libres comme en cartographie, telles que "Un point c’est tout" qui peut servir autant aux enseignants qu'aux collectivités.»

Chacun développe dans son coin

Enfin, un élargissement de l’association à l’administration publique hospitalière, où le développement du recours au logiciel libre «va très vite». L’Adullact est également partenaire de l’Adae (Agence pour le développement de l’administration électronique) pour différents chantiers, dont le lancement récemment annoncé de Spip Agora avec le Service d’information du gouvernement (SIG).

Autre point critique soulevé par l’association: le manque de logiciels métier sur SourceForge, le plus important site de téléchargements de logiciels libres (qui de surcroît «n’est paradoxalement pas libre, est en anglais et n’est pas hébergé en France»). «Ce sont des applications métiers que les collectivités ont besoin pour la gestion de cimetières, des parcmètres, etc. Or on s’aperçoit que chacun en développe dans son coin: partageons nos étagères!» insiste François Elie. L’Adullact collabore à GForge, version libre de SourceForge en France et en français. Parmi les applications qu’elle propose en ligne, Local Trust PME, une solution de dématérialisation des procédures de marchés publics, est la plus téléchargée avec Spip Agora.

Dans le registre des bonnes pratiques, le président de l’Adullact cite la démarche de la mairie de Lyon, qui a développé un portail internet et intranet, et s’apprête à le donner à tous sous licence libre. De son côté, la Ville de Paris a développé le logiciel de création de portails Lutèce, «le Spip des villes», qui sera proposé sur GForge à la rentrée prochaine.
LS.

Messages : 3602

Mar 07 Déc, 2004 16:16

Comme il a été dit précédemment, ce genre de discours regorge de contradictions, on y dit tout et son contraire, on y utilise massivement le langage diplomatique nappé d'ambiguités. Ceux qui ont l'habitude de lire LinuxFR et les discours des envoyés spéciaux de MS ne seront pas surpris par cet énième discours de communication séductrice mais fallacieuse. Pour caricaturer un peu ce genre de discours, je dirai qu'il s'agit d'un discours digne d'une mante religieuse : "je t'aime bien, on s'accouple mais à la fin je te tue". Pour les personnes qui l'auraient oublié, je rappelle que "l’appétit féroce de la mante est tel que après ou même pendant l’accouplement, le mâle est dévoré !"

En l'occurrence, pour être concret, l'accouplement concerne certaines idées qu'il s'agit de réunir pour mieux les combattre et les détruire in fine à travers des discours fallacieux qui ne trompent pas les spécialistes des logiciels libres mais qui peuvent tromper le grand public, les décideurs, les responsables de parcs informatiques connaissant mal ou très peu les logiciels libres et les élus politiques.

Je relève notamment quelques contradictions flagrantes :

1ère contradiction :
La concurrence est saine.
Très amusant de lire ça quand on connaît la situation quasi-monopolistique de MS et les pratiques anti-concurrentielles de MS (plusieurs procès ont eu lieu et certains se sont terminés par des abandons de procès -non-lieu- en raison d'une négociation payée plusieurs millions de dollars...).

2e contradiction :
Pour autant, le phénomène du libre est plus limité qu'on ne le pense. La dépense du secteur public pour ce type de solution est ainsi inférieure à 1%.


Il serait bon de préciser les millions d'euros ou de dollars que représente le fameux "1%" : eh oui, 1% sur plusieurs dizaines ou centaines de milliards d'euros (sur plusieurs pays), ce n'est pas négligeable et c'est loin d'être insignifiant.

Bon, imaginons que le "1 %" représente peu d'argent et peu de budget. Vous me suivez ? Oui, bon alors s'il y a peu d'argent à gagner et si c'est négligeable, pourquoi Bill Gates est venu à Paris et pourquoi écrire les propos suivants :
Les divisions secteur public se développent les unes après les autres dans tous les pays depuis un peu moins de deux ans. [..] Il y a eu une prise de conscience sur le fait qu'il fallait répondre de manière singulière aux attentes de ce secteur. Depuis huit mois, il y a eu de nombreuses embauches; la division, créée le 1er novembre, rassemble une cinquantaine de collaborateurs directs et cinquante autres mis à contribution dans d'autres services.


S'il n'y a rien ou peu à gagner, pourquoi développer les divisions "secteur public", pourquoi embaucher des gens dans ce secteur et pourquoi consacrer 50 collaborateurs directs et 50 autres indirects ? Autrement dit, pourquoi déployer des moyens onéreux si le jeu n'en vaut pas la chandelle ?

3e contradiction :
Nous n’avons probablement pas suffisamment expliqué les enjeux de transparence et de sécurité que cette proposition contient. L'accès au code source de Windows et Office est toujours une proposition ouverte de Microsoft au gouvernement français.


Ah, là c'est encore amusant. On parle de transparence et de sécurité. Il est paradoxal et absurde pour les logiciels propriétaires de prétendre qu'ils sont transparents dans la mesure où leurs codes sources sont fermés, protégés et non publiés à la communauté humaine, aux terriens que nous sommes tous.

Certes des petits pas fallacieux sont fait pour permettre à certains gouvernement d'accéder au code source. Attention, il ne faut pas faire d'amalgame : accéder au code source ne veut pas dire que le logiciel est open source ou libre. Par conséquent, "accéder au code source" ne signifie pas qu'il pourra être modifié et encore moins communiqué et redistribué à autrui.
Utilisons une analogie : si je vous dis que je vous donne accès à mon coffre-fort contenant des documents-papiers importants, cela ne veut pas dire que je vous autorise à modifier mes documents, à les reproduire, à les emporter et à les diffuser au monde entier.

Voilà, j'ai terminé :-) J'espère que je n'ai choqué personne.

Bonne nuit les petits ;-) (C'est le discours de MS ;-) )

Mon discours : ne dormez que d'un oeil et que d'une oreille ;-) Gardez un esprit critique en toute circonstance, en particulier lorsqu'il s'agit d'une grande entreprise propriétaire qui feind de vous aider. Et surtout, n'oubliez pas qu'une grande entreprise (de logiciels propriétaires) demeure une sorte de mante religieuse : "l’appétit féroce de la mante est tel que après ou même pendant l’accouplement, le mâle est dévoré !"

Avez-vous envie d'être un "mâle" qui se fait dévorer in fine ? Non ? Bon alors, soyez vigilants sur les discours fallacieux ;-)
tuxdehouff

Messages : 66

Mar 07 Déc, 2004 16:57

Salut

Juste une petite précision à Chm64: Dans l'éducation nous n'utilisons pas que de petites applications. AutoCad, Inventor ou Solidwoks par exemple en génie mécanique.
Le libre ne peut pas répondre à tous les besoins, et de tels logiciels propriétaires sont obligatoires (Nota: Solidworks n'existe pas sous linux )
Mais où est le besoin d'acheter les suite MS Office ??? Il n'y en a pas, Open Office est très largement suffisant pour les besoins de l'éducation.

Pourqoi donc dépenser l'argent public dans de tels logiciels ?

Pour info (et je remets ça) la prochaine dépense inutile à grande échelle, c'est TP Works. Un éditeur de pages web qui créé un format propriétaire (pourtant c'est du php). License facturée 2000 euros par établissement.
Steed

Messages : 213

Mar 07 Déc, 2004 17:17

re-,

l'avantage de vendre ou de faire utiliser un produit microsoft à un prof est double :

- vendre des licences aux établissements (qques millions quand mm). Au passage, rappelons que l'argent de nos impôts va dans les caisses de MSFT, qui n'en ont pas vraiement besoin,
- faire utiliser ces produits par les élèves, leur faire intégrer très tôt la marque et le standard de fait (on ne dit pas 'traitement de texte' mais 'word'), ce qui en fait de futurs consommateurs. Cette méthode est rattachable au social ingeniering (attention à cette définition, elle emploie le terme 'hackers' de manière impropre) :

Social engineering

A l'origine, cette expression désigne l'art et la manière de persuader des individus de se plier à vos désirs. Le champ d'action est large : une campagne électorale pourrait donc être considérée comme un vaste chantier d'ingénierie sociale.

Dans le contexte plus restreint de l'informatique, cette expression désigne tout simplement les astuces, employées par des hackers, pour obtenir des informations qui leur permettront d'accéder à un système : au lieu d'attaquer frontalement le système avec des algorithmes puissants pour déjouer les protections, on tentera tout simplement de tirer les vers du nez d'un collaborateur en se faisant passer au téléphone pour le service de maintenance ou de dépannage...


A+LS.
LS.

Messages : 3602

Mar 07 Déc, 2004 18:37

Salut L.S

Je crois que dans l'Education Nationale, les profs ont une grande responsabilité envers les élèves, outre le fait de transmettre du savoir, c'est en faire de futurs citoyen responsables et avertis.
Briser par exemple cette monoculture qu'est la "Microsoft dépendance".
Mais là, le chantier est vaste, car il faut d'abord convaincre beaucoup de profs.
Je crois qu'il faut encourager les gens, non pas à changer radicalement, mais au moins essayer, puis se faire une opinion.
Pour ma part, même s'il existe des compilations libres très complètes, je suis en train d'en réaliser une très simple afin de la distribuer à mes élèves (qui sont demandeurs), puis à l'ensemble du lycée.
Il y aura du libre mais aussi quelques freewares pour montrer que l'informatique c'est n'est pas limité à Microsoft et Norton.

(Tiens, j'espère avoir donné des idées pour d'autres établissements)
Steed

Messages : 213

Mar 07 Déc, 2004 18:49

re-,

Steed a écrit:Je crois que dans l'Education Nationale, les profs ont une grande responsabilité envers les élèves, outre le fait de transmettre du savoir, c'est en faire de futurs citoyen responsables et avertis.
Briser par exemple cette monoculture qu'est la "Microsoft dépendance".
Mais là, le chantier est vaste, car il faut d'abord convaincre beaucoup de profs.
Je crois qu'il faut encourager les gens, non pas à changer radicalement, mais au moins essayer, puis se faire une opinion.


oui, vous avez une grande responsabilité (partagée avec celle des parents et des autres citoyens bien sûr). Ok avec la démarche pédagogique dont tu parles : voir, comprendre, choisir. Ca suppose d'expliquer encore et encore, avec patience et persévérence.

Tiens, ma métaphore du jour pour expliquer le libre à mon coiffeur est celle de la voiture :

moteur = OS
softs = autres éléments

on file la métaphore : dual boot = moteur thermique + moteur électrique, LL = pièces de rechange 'gratuites' et de meilleure qualité (pneus, rétros, sièges, etc). Ne me sautez pas dessus pour le 'gratuit', ce n'était qu'un aspect de l'explication, il y en a eu d'autres après :-)

A++LS.
LS.

Messages : 3602

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