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Page 9 sur 9Précédent 1 ... 5, 6, 7, 8, 9Florilège des arguments de mauvaise foi

Le Libre soulève de nombreuses questions, notamment sur la vente liée, les verrous numériques, les libertés numériques.., Parlons-en avec écoute et respect de l'autre.

Jeu 05 Avr, 2007 13:39

non, mais je lui ai répondu qu'un ordinateur pouvait très bien fonctionner sans Windows
alors qu'une voiture sans pneu ...
Une ch'tio peu d'pub :http://www.ina-ich.net/

"L'ignorance n'est pas ne pas connaître, c'est ne pas vouloir connaître."
Ubuntu 11.10 | LibreOffice | GnuPlot | PidGin | irssi | suite Mozilla | VLC ...
Mikelenain

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Géo : Lyon

Ven 06 Avr, 2007 13:07

Dernière édition par Tartiflou le Ven 30 Mai, 2008 12:06, édité 1 fois au total.
Tartiflou

Sam 05 Mai, 2007 15:28

Faire de l’interopérabilité une priorité industrielle européenne est un début et je m’engage à me battre en ce sens.
...
Je ferai de l’interopérabilité une priorité industrielle européenne tant elle détermine la liberté d’usage de chacun, quelle que soit sa condition. Je l’ai dit : elle est un enjeu majeur pour que le développement des nouvelles technologies soit équitable.

N.Sarkozy a l'interview de CommentCaMarche.net sur les NTIC

Lorsque des débats sur la loi DADVSI, j'ai participé au mouvement qui a
fait voter les obligations que la loi pose aux fournisseurs de mesures
techniques en matière de fourniture des informations essentielles à
l'interopérabilité. À la 25e heure des délibérations du 16 mars 2006
[3], des députés de l'ensemble du spectre politique, dont de courageux
membres de la majorité allant pourtant ainsi à contre-courant du
gouvernement, sont parvenus à s'accorder sur une série d'amendements
définissant clairement et sauvegardant la manière la plus juste de faire
prévaloir le droit à l'interopérabilité face à la protection juridique
des mesures techniques de protections.

C'est lui-même, le gouvernement auquel il appartenait et le parti qu'il
dirige [4] qui ont non seulement supprimé ces dispositions sur
l'interopérabilité, mais qui ont également inscrit dans cette loi, les
positions liberticides promulguées par les plus influents groupes
faisant commerce de la culture [5]. Ce qui fait qu'aujourd'hui,
l'interopérabilité en France est soumise au bon vouloir d'une énième
autorité technocratique que les simples citoyens ne peuvent même pas saisir.

[3] 3:33 : après la boucherie, un instant de grâce parlementaire
<http://eucd.info/282.shtml>

[4] L'UMP transforme le droit d'auteur en droit totalitaire, EUCD.INFO
en appelle à Nicolas Sarkozy <http://eucd.info/323.shtml>

[5] J'écris ton nom : Vivendi !
<http://www.ratiatum.com/news3118_J_ecris_ton_nom_Vivendi.html>


Remarque de Gérald Sédrati-Dinet sur la list d'APRIL (pas moi) assez complête pour ne pas à avoir a recommencer.

De plus, dans cet interview il n'a apperement rien contre les LL, mais (anecdote que bcp connaissent mintenant) c'est bien lui qui après une rencontre avec µ$ a fait installer SQL Server contre la solution libre déjà existante, sans rien avoir demandé aux responsables informatique. (je n'ai pas de lien sous la main).

Mais bon, il a dit qu'il "a changé". On verra bien.
zeitgeist

Messages : 8

Mar 31 Juil, 2007 09:14

Bonjour,

Où mettre cette info ou désinfo ailleurs que dans ce florilège...

Des parlementaires américains s'inquiètent de la diffusion accidentelle de documents confidentiels via des logiciels de peer-to-peer comme LimeWire ou Morpheus.


En résumant le raisonnement de ces parlementaires, les logiciels pair à pair ont une part de responsabilité dans les erreurs humaines. Pourvu que le petit Bush n'appui pas sur le mauvais bouton, car ce petit bouton représente un danger pour la sécurité planétaire. :twisted:

L'article se lit ici.
<< Résister c'est informer >> (Lucie Aubrac)
Christian77320

Messages : 550
Géo : Seine et Marne

Dim 27 Avr, 2008 23:47

[align=center]-- Sur la vente liée --[/align]

Aujourd'hui, on va parler de cette assertion :

La préinstallation de Windows sur les PC sert le consommateur


En réalité, un rapide coup d'oeil à la situation actuelle montre que la préinstallation systématique des logiciels de Microsoft conduit à l'équation suivante : plus les performances des logiciels de Microsoft baissent, plus Microsoft en vend.

Autrement dit, Microsoft a mis en place un système dans lequel le consommateur est à ce point captif qu'il suffit à Microsoft de dégrader les performances de ses logiciels pour en vendre plus.

En effet, chaque nouvelle version de Windows est plus gourmande que la précédente obligeant les utilisateurs à changer de PC pour un modèle plus moderne permettant de faire tourner la nouvelle version de Windows (c'est un fait établi que tout le monde semble trouver normal) : les études faites montrent que réaliser une même tâche avec les versions successives du couple MS Office+MS Windows prend de plus en plus de temps et nécessitent donc de la part de l'utilisateur d'acquérir à chaque fois un ordinateur plus puissant pour compenser la dégradation de performance induite par les nouvelles versions.

Ce qui tombe bien pour Microsoft puisque chaque ordinateur est vendu avec ses logiciels préinstallés et facturés au consommateur.

Il suffit donc à Microsoft de dégrader les performances des versions successives de ses logiciels pour en vendre plus.

Hasard ou coincidence, c'est exactement ce qui se produit à chaque nouvelle version de Windows.

Elle est pas belle la vie au pays de Microsoft ?
Linux : il y a moins bien, mais c'est plus cher
http://libre-ouvert.toile-libre.org/
antistress

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Géo : Ile de France

Jeu 03 Juil, 2008 18:45

[align=center]-- Sur interopérabilité --[/align]

« Si l'interopérabilité est une bonne chose, elle s'imposera d'elle-même comme une évidence » a renchéri Jean Ferré, P-DG de Sinequa, éditeur de solution de recherche et de navigation pour les entreprises.


http://www.zdnet.fr/actualites/informat ... or=EPR-100

dans un marché où la concurrence est faussée par un monopole, ça laisse songeur
Linux : il y a moins bien, mais c'est plus cher
http://libre-ouvert.toile-libre.org/
antistress

Messages : 3854
Géo : Ile de France

Lun 07 Juil, 2008 15:04

Il ne faut pas que je le loupe celui là. :)

[align=center]À propos de la vente liée et de l'impossibilité de dissocier matériel et service[/align]
D'autres évoquaient les difficultés auxquelles ils seraient immanquablement confrontés si la mesure était imposée, promettant que les prix allaient doubler ou qu'il leur faudrait doubler le personnel dans les usines pour décoller les autocollants apposés sur les machines.


http://www.lemondeinformatique.fr/actua ... age-1.html
Attentyon, ponaytte maychante !
Téthis

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Messages : 3895
Géo : De passage chez les cathares

Mar 26 Août, 2008 10:52

antistress a écrit:[align=center]-- Sur interopérabilité --[/align]

« Si l'interopérabilité est une bonne chose, elle s'imposera d'elle-même comme une évidence » a renchéri Jean Ferré, P-DG de Sinequa, éditeur de solution de recherche et de navigation pour les entreprises.


http://www.zdnet.fr/actualites/informat ... or=EPR-100

dans un marché où la concurrence est faussée par un monopole, ça laisse songeur


Le marché est doublement faussé : par Microsoft et son quasi monopole et IBM/SUN/... qui pratique le gratuit à outrance.

Sympa pour les petits éditeurs ?
firebird

Messages : 22

Mer 16 Juil, 2014 13:56

Sinon, je viens de visiter le site de la Saloperie d'Arnaque Contre les Écriture de Musique.
Plein de mauvaise foi :

La Sacem ne sert plus à rien ! FAUX !
Alors pourquoi sont-ils plus de 4 000 nouveaux auteurs-compositeurs et éditeurs à avoir rejoint l’an dernier les rangs de la Sacem ? Au total, ils sont 149 000 à utiliser ses services et le nombre d’œuvres nouvelles gérées par la Sacem est en constante augmentation (plus de 80 millions d’œuvres).

En pratique, il serait impossible que chaque auteur délivre une à une les autorisations et négocie sa rémunération. Les créateurs ont donc opté pour une gestion collective de leurs droits en créant cette « coopérative » de leur musique qu’est la Sacem, avec une adhésion qui reste absolument volontaire.
La Sacem, société d’auteurs gérée par ses membres, est bien leur « coopérative » : en regroupant le maximum d’œuvres et de répertoires elle leur permet d’obtenir des conditions de rémunération meilleure pour leur création, exactement comme dans le cas d’une coopérative agricole, qui regroupe ses membres pour mieux négocier avec la grande distribution ou l’industrie agro-alimentaire.

A ce titre, la Sacem, société civile à but non lucratif, fait pleinement partie du secteur de l’économie sociale et solidaire. C’est bien la solidarité entre ses membres, des plus importants par leur succès ou la taille de leur répertoire, aux plus modestes, dans tous les genres artistiques, qui fait sa force.

Aujourd’hui, la pertinence du modèle de la gestion collective est plus forte que jamais : les moyens de diffuser la musique ne cessent de se diversifier ; l’hyper-fragmentation des répertoires, des droits, des modes de création, des terminaux sur lesquels s’écoute la musique, tout comme la croissance exponentielle des données à traiter dans l’univers du web. Seule une société de la taille de la Sacem, avec ses équipes réparties sur l’ensemble du territoire pour collecter les droits d’auteurs auprès de centaines de milliers d’utilisateurs de la musique, depuis le commerçant jusqu’à la grande salle de spectacle, avec ses multiples accords internationaux, avec son informatique de grande capacité et des équipes nombreuses au service de tous les sociétaires, permet de répondre aux défis collectifs des créateurs de la musique au XXIème siècle.

Sinon, au lieu d'inventer la SACEM, vous aurait pu inventer direct la musique libre, ça pourrait détruire tous vos problèmes.

La Sacem prend l'argent des créateurs et ne reverse presque rien. FAUX !
C'est tout l'inverse. Créée et autogérée par les créateurs et les éditeurs eux-mêmes, qui élisent chaque année les organes de gouvernance de la Sacem dont ils sont tous les copropriétaires, la Sacem récupère ce qui leur est dû puis elle le leur répartit de façon précise et équitable.

L’unique source de revenus d’un auteur ou d’un compositeur est liée à l’exploitation de ses œuvres (concert, média, streaming, téléchargement, vente de CD…). 16% environ des sommes collectées sont réservées pour le fonctionnement de la société, un pourcentage qui correspond à la moyenne européenne des sociétés de gestion. 84% du total des sommes collectés peut ainsi être réparti, avec un degré de précision (« à l’œuvre réelle jouée ou diffusée ») parmi les plus élevés du monde.

http://www.lepoint.fr/actualites-medias ... 3/0/442942
...
Mythos

La Sacem, ce sont toujours les gros qui touchent alors que la majorité des créateurs se contente de miettes. FAUX !
Certes, la Sacem collecte de très gros montants correspondant à l’importance de ses sociétaires (149 000 auteurs, compositeurs et éditeurs), à leur diversité (164 nationalités) ainsi qu’au nombre d’œuvres représentées (plus de 80 millions).

Le temps de préparer la répartition, les sommes sont redistribuées selon un calendrier préétabli. Il est faux de dire que la Sacem redistribue toujours aux mêmes. Bien au contraire, elle répartit de manière hyper précise à ceux dont les œuvres ont été exploitées, ce qui permet ainsi aux créateurs les plus modestes de recevoir ce qui leur est réellement dû. Plus de 50 000 de ses membres touchent ainsi des droits chaque année, sans compter les droits collectés en France pour les créateurs étrangers, et qui leurs parviennent via leurs sociétés d’auteur à travers la Sacem (et réciproquement), soit 185 000 bénéficiaires de répartition, même très modestes, chaque année.

Nier une vérité en énoncant cette vérité. On est au summum de la bêtise.
http://www.numerama.com/magazine/22454- ... -rien.html

Les créateurs sont de plus en plus riches puisque leur musique est de plus en plus diffusée. FAUX !


On pourrait le penser mais ce n’est hélas pas le cas. Les revenus des créateurs subissent une érosion alors même que la diffusion et l’utilisation des œuvres n’a jamais été aussi répandue. Dans le cas de la Sacem, dont le nombre de membres a presque doublé en 10 ans, 94% des créateurs ont touché en 2013 un revenu inférieur à 15 000 €. Seuls 6% ont touché un revenu supérieur à 15 000 €. Les paiements des droits suivant fidèlement la diffusion, la pyramide des revenus reflète la popularité des œuvres et la tendance des médias à « matraquer » quelques titres aux dépens de la diversité de la création. Les nouveaux modes de diffusion, en particulier en ligne, même si les accords signés par la Sacem avec toutes les plateformes permettent qu’ils génèrent une rémunération pour les créateurs, restent beaucoup moins rémunérateurs, dans la plupart des cas, que les modes traditionnels de diffusion de la musique enregistrée.

Comme dit plus haut, c'est as un peu de votre faute si les artistes sont pauvres?

La Sacem taxe les petits commerçants ! FAUX !
D’abord la Sacem ne « taxe » personne, c’est une société civile à but non lucratif, organisme privée propriété de ses membres, qui sont les créateurs de la musique. Elle n’a pas de lien avec l’administration fiscale, sinon comme contribuable parmi les autres entreprises !

Pourquoi payer pour diffuser la musique créée par les membres de la Sacem ? Imaginons que vous soyez propriétaire d’un bar, vous devez payer le fournisseur des boissons, l'électricité, l’eau, la publicité… Et bien, vous reconnaitrez avec nous que les auteurs et les compositeurs dont vous diffusez les œuvres doivent aussi être rémunérés pour leur travail. Grâce à la diffusion de leur musique, votre établissement est plus chaleureux et les clients viennent plus nombreux. Vous n’avez pas remarqué ?

Les tarifs de la Sacem sont négociés avec les instances représentatives des métiers (syndicats, fédérations professionnelles) afin de respecter l’économie de chacun. Un exemple : vous diffusez la radio dans votre salon de coiffure, cela vous coûte en moyenne 210 € par an (Sacem et Spré), soit l’équivalent d’une dizaine de coupes de cheveux homme selon le tarif moyen calculé par l’Insee.

Pas de quoi s’arracher les cheveux !

Nier la vérité, continuer à nier la vérité, puis énoncer la vérité.
La SACEM est vraiment stupide.
Et puis diffuser une musique comme ambiance dans un bar, pourquoi se faire taxer pour ça? C'est des voleurs, ces gars-là.

Diffuser de la musique dans un commerce n’aide pas à vendre. FAUX !
Chacun le sait, la musique adoucit les mœurs. Elle a aussi un impact sur l’humeur des clients, leur état d’esprit. Lorsqu’un magasin diffuse des messages promotionnels, ses clients sont bien plus réceptifs quand ces messages s’inscrivent dans une programmation musicale adaptée.

Posons-nous la question inverse : pourquoi tous les commerçants ou presque souhaitent-ils diffuser de la musique dans leur lieu de vente ?

Pour les professions dans la distribution, depuis la restauration, en passant par la coiffure et jusqu’à la distribution, elle est un moyen évident et avéré de rendre plus agréable le temps passé par les clients, de favoriser la sociabilité et donc de développer les ventes.

Encore une fois, un éclairage adapté, des linéaires bien disposés ou la propreté des espaces commerciaux sont de la même manière des leviers de développement de l’activité : quel commerçant imaginerait de considérer que l’électricité, le merchandising ou les sociétés de nettoyage devraient lui être fournies gratuitement au motif qu’il s’agit d’un service « immatériel » ?

L'éléctricité, etc. coûtent à être produit à chaque utilisation. Pas la musique.

Le paiement de droits d’auteur demandé aux commerçants qui souhaitent utiliser de la musique est injuste. FAUX !
Non, ce n’est pas injuste. Les droits d’auteur constituent la rémunération des auteurs compositeurs et éditeurs qui ne reçoivent pas de salaire et ne bénéficient d’aucune protection sociale.

Seul le créateur a la capacité d’autoriser ou d’interdire l’utilisation de ses œuvres et a donc le droit à une rémunération lorsque celles-ci sont diffusées, quel que soit le moyen de diffusion. En pratique, il serait impossible que chaque auteur délivre une à une les autorisations et négocie sa rémunération. Les créateurs ont donc opté pour une gestion collective de leurs droits en créant un guichet unique. La Sacem est une société civile à but non lucratif qui est gérée par ses membres (auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) et ne fait pas de bénéfices. Elle collecte et reverse la rémunération qui leur est due au titre des droits d’auteur.

Ah, quand les artistes chantent dans un disque ou à un concert, ils ne gagnent pas d'argent?
C'est vrai, ils ne gagnent pas d'argent comme ça... et c'est la faute aux majors, pas aux méchants-pirates-pédo-nazis-voleurs-criminels-h4x0rs-de-la-mort-qui-tue-la-musique.

Les tarifs de la Sacem sont trop élevés. Il vaut mieux vaut diffuser des catalogues de musique libres de droit ! FAUX !
Les tarifs de la Sacem ne sont pas élevés et sont établis selon des critères objectifs, négociés avec les professionnels concernés.

Il y a en fait deux types de rémunération : la rémunération pour les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique membres de la Sacem et la rémunération équitable prévue par la loi au bénéfice des artistes et des producteurs qui est gérée par la Spré (Société pour la Perception de la Rémunération Equitable qui collecte les droits voisins des artistes et producteurs et regroupe l’Adami, la Spedidam, la SCPP et la SPPF). La Spré a mandaté la Sacem pour collecter les droits en son nom. Si en 2010, les tarifs de la Spré ont été revus à la hausse, ce n’est pas le cas des droits d’auteur gérés par la Sacem.

En passant par un fournisseur de musique libre de droit, vous renoncerez à la richesse du catalogue géré par la Sacem (plus de 80 millions d’œuvres) et vous n’économiserez in fine que la partie liée aux droits des auteurs membres de la Sacem. Vous devrez ainsi toujours payer la Spré ainsi que la licence d’utilisation du catalogue de la société que vous aurez choisi. De plus il vous faudra peut-être acquérir un nouveau moyen de diffusion (box dédiée, clé USB, équipement haut débit à Internet…). Les tarifs proposés par les fournisseurs de musique libre de droit sont certes moins chers en apparence, mais le rapport qualité/prix n’est pas du tout avantageux !

La très grande majorité des créateurs français ont opté pour une gestion collective et solidaire au sein de la Sacem et se trouvent dès lors indirectement pénalisés par l’exploitation de ces catalogues hors gestion collective.

Mais le problème, n'est pas que le tarif est élevé, c'est qu'il y EST un tarif.
Ce tarif disqualifie les petits commerçants, les associations non-lucratives, et toute petite structure.

La Sacem prend aux pauvres et donne aux riches. FAUX !
Comme ses statuts, très égalitaires, le prévoient, ce n’est absolument pas le cas : 80% environ des revenus collectés sont répartis selon le nombre de diffusions de l’œuvre même si celle-ci n’est jouée qu’une ou deux fois. Les diffusions sont calculées à la seconde près pour les grandes chaines de radio et de télévision. Ce système juste et hyper précis est reconnu dans le monde entier et permet ainsi de rémunérer les créateurs et les répertoires les plus modestes.

D’autres services qu’elle rend à ses sociétaires, comme son régime d’entraide, sont au contraire marqués par une solidarité des créateurs ayant le plus de succès vers les autres sociétaires.

De même, son action culturelle privilégie les aides aux répertoires savants, moins favorisés, à la musique contemporaine, au jazz, à l’auto-production et aux aides pour les jeunes talents des musiques actuelles, etc.

http://www.lepoint.fr/actualites-medias ... 3/0/442942
http://www.numerama.com/magazine/22454- ... -rien.html
une connerie + une connerie = une grosse connerie

La Sacem réclame des droits aux associations quand elles organisent un concert gratuit ! VRAI !
C’est vrai. Quand l’agent de l’EDF vient relever le compteur d’une salle de concert, même gratuit, ou quand une grande surface vend aux organisateurs du concert les boissons qui vont être distribuées (et souvent vendues), personne ne conteste la démarche. La Sacem, c’est pareil. Il serait même injuste qu’un auteur-compositeur ou un éditeur ne soit pas rémunéré pour l’utilisation de ses œuvres dans un concert (ne pas confondre le créateur et l’interprète qui joue l’œuvre sur scène contre rétribution). On peut à la rigueur apprécier un concert sans lumière ni boisson… sans musique, c’est plus difficile !

J'ai comme une impression d'avoir déja répondu à cet argument de mauvaise foi...

La Sacem à l’heure d’Internet, c’est ringard et dépassé. FAUX !
Bien au contraire, la Sacem à l’heure d’Internet, c’est moderne et d’actualité. Aujourd’hui, la pertinence du modèle de la gestion collective est plus forte que jamais : les moyens de diffuser la musique ne cessent de se diversifier ; l’hyper-fragmentation des répertoires, des droits, des modes de création, des terminaux sur lesquels s’écoute la musique, tout comme la croissance exponentielle des données à traiter dans l’univers du web, tout plaide pour la préservation et le développement du modèle de la gestion collective des droits des créateurs.
Cette adaptation de son métier au web s’est fait dès l’essor de l’internet en France. Le premier accord signé par la Sacem pour l’utilisation de son répertoire avec un service de musique légal sur internet date de… 1999 (MP3.com), année où la France comptait moins d’un million d’internautes et où l’accès broadband et les tarifs forfaitaires étaient à peu près inexistants. La licence Sacem pour iTunes en France date de 2004, année de lancement du service dans notre pays.

A chaque nouvelle génération de services musicaux légaux sur internet, la Sacem a veillé à accompagner le développement des services concernés : sa raison d’être est de favoriser la diffusion des œuvres de ses membres, c’est logique ! Avec l’apparition des grandes plateformes de musique en musique pan-européennes, la Sacem a répondu présent : les licences pan-européennes (permettant l’utilisation de tout le répertoire de la Sacem dans toute l’Union européenne) avec iTunes, leader du téléchargement, et Spotify, leader du streaming, datent de 2009. Des accords sont même signés sur des territoires exclusivement extra-européens comme la licence Yala, plateforme de musique légale pour le Moyen-Orient, signée en janvier 2013.
Les accords récents avec Google (octobre 2012) et YouTube (février 2013) permettent l’utilisation de tout le répertoire de la Sacem dans 127 pays. Dans le cas de Google Music, l’accord a été conclu avant même le lancement de ses services de musique par Google.

La Sacem a signé aujourd’hui plusieurs centaines de licences avec tous les services en ligne de musique, dès lors qu’ils respectent le droit à rémunération des créateurs.

Alors que les évolutions technologiques révolutionnent la diffusion musicale, la Sacem n’a pas attendu pour collecter les droits correspondant aux nouveaux modes d’exploitation. Que peut négocier un créateur seul face à Apple, Orange ou Google ? La gestion collective donne aux créateurs le pouvoir de défendre de façon équitable leurs droits face à des diffuseurs gigantesques et pour nombre d’entre eux installés hors de France.

La gestion collective, dont « l’exclusivité des apports » est l’une des conditions d’exercice (principe que les membres qui adhèrent à la société lui apportent leurs droits patrimoniaux pour que celle-ci les représentent dans des négociations avec les utilisateurs de musique), permet de garantir aux services de musique en ligne l’accès, de façon non exclusive et non discriminatoire, à des conditions équitables, au répertoire musical le plus large.

Non, en fait on disait qu'à l'heure de l'Internet, le droit d'auteur c'est dépassé, on vous visait pas personnellement hein.

La Sacem est contre les nouvelles techniques de diffusion de la musique et donc contre le progrès. FAUX !
Nous n’avons jamais autant écouté de musique dans l’histoire et qui s’en plaindrait ?! Voyez notre réponse à propos de la Sacem et du web, qui rappelle que la première licence d’utilisation de son répertoire à un service web date de… 1999 : quelles entreprises avaient à l’époque pris le virage du web ??

Depuis sa création, avec l’apparition du disque, puis des moyens d’enregistrement et de diffusion privés, puis avec l’apparition des radios libres, puis de l’essor du numérique et du web, la Sacem épouse toutes les évolutions technologiques et les potentialités nouvelles qu’elles offrent aux auteurs, compositeurs et éditeurs.

La Sacem est là pour favoriser le maximum de diffusion aux créations de ses membres, mais aussi, pour que la création reste toujours aussi vivace, elle a été créée et continue d’exister pour protéger les œuvres de ses membres et leur assurer la meilleure rémunération possible.

Les consommateurs ont tendance aujourd’hui à ne plus vouloir payer la musique parce qu’un progrès technique (la dématérialisation) et quelques sites leur permettent de se la procurer gratuitement. Si demain une clé universelle permettait d’ouvrir toutes les portes, chacun pourrait entrer chez vous et se servir dans votre réfrigérateur ou dans votre garde-robe, sans effraction. Vous seriez d’accord ?

Non, je serais pas d'accord, mais ça n'a aucun rapport avec le droit d'auteur.
La bonne analogie serait une médiathèque publique où on pourrait écouter de la musique gratuitement.

Le droit d’auteur est une notion qui appartient au passé ! FAUX
Depuis que le droit d’auteur a été inventé, voici deux siècles, au moment de la Révolution française, et par la création de la Sacem durant la Seconde République, l’enjeu démocratique et culturel reste le même : pas de création innovante et diversifiée, mais aussi pas de créateurs indépendants de toutes les formes de pouvoir, sans rémunération de leur création.

Le droit d’auteur a permis de couper le lien de dépendance entre les auteurs et les pouvoirs politiques, économiques ou religieux. La question reste, au XXIème siècle, d’une brûlante actualité.

Quant au droit d’auteur en tant qu’instrument, il a montré, à travers les années, sa capacité permanente à s’adapter. Un bon exemple : l’invention du système dit « de la copie privée » au début des années quatre-vingt (loi de 1985), par imitation d’une invention allemande aujourd’hui dans presque toute l’Europe : des moyens privés de copie par les particuliers (à l’époque cassettes audio et vidéo) apparaissent. Or, le principe que seul l’auteur peut autoriser une copie de son œuvre est un principe essentiel du droit d’auteur. La loi de 1985, votée alors à l’unanimité par le Parlement, prévoit une exception considérable à ce principe.

Chaque particulier peut copier librement les œuvres, notamment musicales, pour son usage privé. En contrepartie, les bénéficiaires de cette nouvelle possibilité, que sont les fabricants de matériels de copie (aujourd’hui principalement les vendeurs de téléphones portables ou de tablettes, mais aussi de clef USB) et dont une partie essentielle des profits vient de l’intérêt que nous trouvons à leurs produits pour nous permettre d’utiliser des biens culturels dématérialisés, s’acquittent d’une « rémunération pour copie privée » versés aux industries culturelles, et notamment aux sociétés d’auteurs qui la répartissent entre les membres et doivent réinvestir 25% de ces sommes dans des actions d’intérêt général.

Directement du « bénéficiaire » au « créateur culturel » : un système moderne et dynamique, une sacré évolution du droit d’auteur !

C'est moi ou la plus grande partie de la réponse est anti-DRM? On va pas s'en plaindre mais c'est hors-sujet, ne répond pas à la question et est louche pour des gars comme la SACEM.

Sinon, "Le droit d’auteur a permis de couper le lien de dépendance entre les auteurs et les pouvoirs politiques, économiques ou religieux. La question reste, au XXIème siècle, d’une brûlante actualité." ils ont remplaçé "créer" par "couper".

Les chanteurs gagnent bien assez d’argent comme ça, ils n’ont pas besoin de droits d’auteur en plus. FAUX !
Là, il faut remettre les pendules à l’heure. Un chanteur est un interprète et le droit d’auteur ne rémunère pas les chanteurs mais les auteurs et les compositeurs. Un auteur ou un compositeur n’est pas payé pour écrire une chanson. Il n’a pas de salaire, pas d’indemnités. Il n’est pas intermittent du spectacle et ne bénéficie d’aucune protection contre le chômage. Son unique source de revenu est liée à l’exploitation de l’œuvre qu’il a créée. En téléchargeant illégalement une œuvre, vous le privez par exemple d’une grande partie de ce revenu.

Les chanteurs ne composent pas leur musique? Euh...

Pirater, ça permet de découvrir de nouveaux artistes dont on achètera ensuite l’album et qu’on ira voir en concert. FAUX !
Imaginons quelqu’un se faisant arrêter à la sortie d’un magasin de vêtements après avoir volé une chemise. Il dit au vigile : « Je vole juste la chemise pour voir, mais si c’est de la bonne qualité, je compte bien acheter le costume et les chaussures qui vont avec ».

L’écoute sur des sites légaux en streaming permet désormais de découvrir les nouveautés gratuitement. Le web est un formidable outil de promotion et de diffusion des œuvres musicales. Pas besoin de télécharger illégalement pour ça !

Comme dit plus haut, la bonne analogie est la médiathèque publique.

C’est à cause de la Sacem si les CD sont si chers. FAUX !

Les droits d’auteur représentent 9% du prix de gros hors taxe d’un CD,
soit 7% environ du prix de vente TTC. Cette somme sert à rémunérer le travail des auteurs, compositeurs et éditeurs de la musique qui y est reproduite. Les deux morales de l’histoire sont :

sans les auteurs-compositeurs, le CD n’existerait pas.
les 93% restant ne concernent pas les créateurs.

Quel amalgame "prix des droits d'auteur = prix reversé aux auteurs"...
Prenons un exemple bien framasoftien : le Framabook "GKND" donne 1€ à l'auteur (Gee), 1€ à l'éditeur (Framabook), 0€ pour les droits d'auteur, et le reste c'est pour imprimer, etc.
On voit bien que le prix des droits d'auteur est différent du prix reversé à l'auteur. Donc là, c'est un exemple positif, car l'auteur gagne plus que le prix du droit d'auteur (normal, c'est libre) mais sous le régime mis en avant par la SACEM et les majors, l'auteur ne gagne presque rien et les majors prennent tous les prix des droits d'auteur.
Quand on me demande "qu'est-ce que tu penses du piratage du cinéma", je réponds "j'ai bien aimé Pirate des Caraïbes".
-- Richard Stallman
sosolal

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