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Page 1 sur 21, 2 SuivantLa fin de la GPL pour OpenSI

Fil continu d'informations sur tout ce qui touche au libre, aux nouveautés et aux mises à jour majeures de logiciels libres. Merci de présenter toute news qui pointe vers un lien et de ne pas abuser des citations.

Mer 06 Oct, 2010 17:04

Bonjour,
Je viens d'apprendre que le logiciel de gestion commerciale et comptabilité OpenSI vient d'abandonner la licence GPL pour s'orienter vers du propriétaire.

L'annonce officielle:
http://forums.opensi-community.fr/viewt ... 2163%C2%B5

Et quelques discussions s'y rapportant:
http://forums.opensi-community.fr/viewt ... =17&t=1840
http://forums.opensi-community.fr/viewt ... =17&t=2162
http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?id=421276

Désolant.
Tomzz

Messages : 24

Mer 06 Oct, 2010 19:03

Désolant, mais c'est malheureusement ce qui arrive à beaucoup de bons logiciels libres dédiés aux pros.

Après, je n'ai pas lu les communiqués, mais il faut aussi voir pourquoi ils font ça.
cheval_boiteux

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Géo : Dole (39) - Strasbourg (67)

Jeu 07 Oct, 2010 07:34

Bonjour,
Tant que l'on aura pas trouvé un modèle économique viable pour les logiciels livres métiers, on verra souvent ce cas se produire.
Au jour d'aujourd'hui seul la fermeture du code d'un logiciel assure un monopole et permet de vivre de son développement.

La solution serait peut être dans un brevet logiciel. Attention je ne parle pas de brevet logiciel comme il existe aux Etats Unies.
Je parle d'une adaptation au logiciel du brevet existant.
Actuellement lorsqu'on dépose un brevet pour une invention innovante on doit fournir les spécifications de cette invention/procédé en échange d'un monopole de 20 ans.

Mon idée c'est d'adapter ça au cadre du logiciel (le logiciel en entier et non sur une partie: clic droit, barre de défilement, etc...) sur une durée beaucoup plus courte. Ca permettrai de libérer le code source et d'assurer des revenues aux développeurs grace à un monopole commercial sur le code.

Ce n'est qu'une ébauche d'idée.

Ceci n'est pas un troll
Sauf mention contraire, le message ci-dessus, ses erreurs et ses fautes d'orthographes n'engagent que son auteur.
Tuxmouraille

Messages : 1044

Jeu 07 Oct, 2010 09:01

Ça s'appelle le copyright. :D
kinovea.org
joan

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Messages : 886
Géo : France, Aquitaine, Bordeaux

Jeu 07 Oct, 2010 10:37

L'objectif de la licence GNU GPL, selon ses créateurs est de garantir à l'utilisateur les droits suivants (appelés libertés) sur un programme informatique [3]:

1. La liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage ;
2. La liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins, ce qui passe par l'accès aux codes sources ;
3. La liberté de redistribuer des copies ;
4. La liberté de rendre publiques des versions modifiées pour en faire bénéficier la communauté.

De plus, la doctrine du libre, c'est tout le contraire du monopole, c'est le choix.

Le modèle économique du logiciel libre, c'est par exemple de payer un développeur pour qu'il écrive un logiciel libre adapté à des besoins spécifiques. Le besoin entraine l'offre.
Les modèles économiques du libre en général ne peuvent forcément pas être les mêmes que ceux du non-lbre, le cinéma en est un exemple simple.
hf9h7f

Messages : 84

Jeu 07 Oct, 2010 15:17

joan a écrit:Ça s'appelle le copyright. :D
Tu confonds droit d'auteur et brevet. Le premier s'applique aux inventions le deuxième aux œuvres de l'esprit.
Faudra se mettre d'accord pour savoir si un logiciel est une invention ou une œuvre de l'esprit.
Le problème est peu être là, c'est peu être les deux.

hf9h7f a écrit:la doctrine du libre
C'est pas une peu contradictoire?

hf9h7f a écrit:c'est tout le contraire du monopole, c'est le choix.
Le choix du monopole, mdr.
Le brevet est un consensus. Il permet à un inventeur de gagner de l'argent avec son invention:"droit exclusif d'exploitation", tout en la rendant publique.
Wikipedia a écrit:L'objectif des brevets est de favoriser les développements techniques et industriels en accordant des droits aux inventeurs qui divulguent leurs résultats à la communauté. Le système est censé promouvoir la recherche en permettant aux inventeurs de se financer en vendant leurs droits aux producteurs ou encore d'inciter un entrepreneur à innover, en espérant que le monopole du brevet lui permettra de récupérer l'investissement consenti en recherche et développement.

L'idée d'un brevet logiciel, je ne parle pas là de breveter les logiciels comme on fait actuellement aux Etats Unis: clic, barre de défilement... Ce sont plus des fonctions qu'autre chose. Je parle de brevet un logiciel dans son entièreté, en définissant ce pourquoi il est fait et ce qu'il fait...

L'autre solution pourrait être de créer une licence de type GPL avec des closes non-commerciales, comme les CC-BY-NC.

Le logiciel est toujours accessible gratuitement mais l'usage commercial en est interdit.


hf9h7f a écrit:Le modèle économique du logiciel libre
Quel modèle économique? Le bénévolat, la fondation, la vente de service?.. Ce n'est pas applicable à tous les logiciels. Aujourd'hui aucune entreprise ne peu vivre de la seule vente d'un logiciel libre.

hf9h7f a écrit:Le modèle économique du logiciel libre, c'est par exemple de payer un développeur pour qu'il écrive un logiciel libre adapté à des besoins spécifiques
Combien, quel pourcentage de logiciels sont développés sur ce modèle? Et combien sur celui du bénévolat?
Pourquoi moi en tant que professionnel qui paye cher une SII pour développer le logiciel métier dont j'ai besoin j'accepterais de le rendre libre ainsi gratuitement accessible à n'importe lequel de mes concurrents., alors même que ce dit logiciel peu être stratégique pour le développement économique de mon entreprise?
Ton exemple ne marche que dans très peu de cas. Les corporations professionnelles artisanales ou les administrations publiques mais dans un cas comme dans l'autre il s'avère très difficile de les fédérer.

hf9h7f a écrit:Le besoin entraine l'offre.
C'est contradictoire avec la phrase précédente. Dans le cas précédent il n'y a pas d'offre puisque c'est le client (celui qui a le besoin) qui répond lui même à son besoin, et ceux même si il fait appel à tiers pour y répondre.
Sauf mention contraire, le message ci-dessus, ses erreurs et ses fautes d'orthographes n'engagent que son auteur.
Tuxmouraille

Messages : 1044

Jeu 07 Oct, 2010 15:21

Il est tout à fait possible de développer un modèle économique autour de logiciels libres.
On peut vendre du support, de l'installation, de l'hébergement, de la formation...
Après, certes, le logiciel par lui même ne rapporte pas, mais la communauté qui se développe autour va pouvoir générer des plus values au niveau des fonctionnalités (contributions), créer de la documentation et faire de la publicité gratuite pour le produit.

Speedinfo a raté le coche des contributions au code en créant un décalage entre la sortie des version communautaires et des versions "pro".
Le soucis étant que les nouveauté d'une version à l'autre rendaient obsolètes les contributions à la version précédente.
Du coup, faire une modif sur la version communautaire était inutile pour un contribueur dans la mesure ou la version future existait déjà et rendait sa contribution désuette.
De plus il étaient très hostiles au fait que d'autres commercialisent du service autour de la version communautaire.
Il aurait été bien plus constructif de créer des partenariat afin de profiter d'un réseau à l'échelle nationale, voir plus.

Enfin, tout ça est bien dommage, mais il se peut que cette annonce provoque l'émergence d'un fork ayant une meilleure approche de la communauté.
D'un mal naitra peut-être un bien.

[edit]
Pourquoi moi en tant que professionnel qui paye cher une SII pour développer le logiciel métier dont j'ai besoin j'accepterais de le rendre libre ainsi gratuitement accessible à n'importe lequel de mes concurrents., alors même que ce dit logiciel peu être stratégique pour le développement économique de mon entreprise?

Parce que j'ai les moyens de faire démarrer un projet mais pas ceux nécessaires pour le faire grandir.
Donc je démarre le projet sous GPL de façon à pouvoir profiter des contributions des utilisateurs qui le feront grandir cqfd.

Je ne dis pas que ça peut marcher à tous les coups, mais clairement dans le cas d'OpenSI, ça aurait dû.
Tomzz

Messages : 24

Jeu 07 Oct, 2010 15:44

Tuxmouraille a écrit:Faudra se mettre d'accord pour savoir si un logiciel est une invention ou une œuvre de l'esprit.

Personnellement, je pencherais plus pour dire que c'est une invention. Si je trouve un logiciel qui possède les fonctions que j'en attendais, j'en serait satisfait. Tandis qu'on ne peux pas faire de l'art sur commande.

Tuxmouraille a écrit:L'autre solution pourrait être de créer une licence de type GPL avec des closes non-commerciales, comme les CC-BY-NC.

La CC-BY-NC n'est pas une licence libre, mais de libre diffusion, justement à cause de la close NC.

Tuxmouraille a écrit:Le logiciel est toujours accessible gratuitement mais l'usage commercial en est interdit.

C'est ce qu'on appelle un freeware (ou gratuiciel en français)

Tuxmouraille a écrit:Ton exemple ne marche que dans très peu de cas. Les corporations professionnelles artisanales ou les administrations publiques mais dans un cas comme dans l'autre il s'avère très difficile de les fédérer.

Je n'ai jamais dit qu'il n'y avais qu'un seul modèle économique, c'est pour cela que j'ai marqué "par exemple".

Ce n'est pas parce que le modèle économique du libre sera différent qu'il ne sera pas bien. On dirait l'attitude d'un windowsien qu'on met sur Linux, et dès qu'il y a une fonction différente, il juge que c'est un défaut (alors que c'est souvent le contraire)
hf9h7f

Messages : 84

Jeu 07 Oct, 2010 17:56

Travaillabt au quotidien avec OpenERP, je peux vous dire que ce n'est si facile que cela.

En effet, le modèle économique d'OpenERP est de fournir des version du logiciel et que ce soit des intégrateurs qui s'occupent des dévs spécifiques et autres supports.

Les revenus de l'éditeur d'OpenERP lui viennent des partenaires (intégrateurs) qui paient une redevance pour être partenaire, ainsi que de l'hébergement de la solution.

Au jour d'aujourd'hui, l'objectif est de rester sous licence AGPL, mais pour combien de temps ? Combien de temps le rôle d'un éditeur de logiciels libres peut tenir financièrement sans avoir de revenus directs du logiciel ?

Faut-il dissocier sont rôle d'éditeurs d'un rôle d'intégrateur ? Ou vaut-il mieux faire les deux ?
cheval_boiteux

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Ven 08 Oct, 2010 12:44

Bonjour,

Gérant le projet SMI, je confirme que ce n'est pas du tout simple d'arriver à vivre d'un projet libre.

Ce d'autant plus que les Français ont plutôt un raisonnement sur le côté "gratuit", et pas du tout une culture du libre en général.

Nous avons monté un "mix" entre des contrats de maintenance et de suivi, la formation, les installations, des développements complémentaires spécifiques (que nous laissons majoritairement dans le projet GPL, car je pense que cela profite à tous), et des avantages accordés à ceux qui nous font confiance.

C'est aujourd'hui la seule solution que nous avons trouvé pour faire vivre le projet et qui nous permet de supporter les frais de fonctionnement inhérents à ce type de développement.

Il est vrai que nous sommes sur une (petite) niche et que cela évite de devoir répondre à une très forte demande (ce qui est le cas, par exemple de logiciels de gestion ou de comptabilité), mais ce n'est pas "simple" tous les jours.

Heureusement que nous avons pas mal de supports "extra-métropolitains", avec des gens qui ont une vraie culture du libre, et un fort dynamisme.

Le cas OpenSI soulève effectivement pas mal d'interrogations :?
Administrateur du projet SMI (http://smi.no-ip.org)

Le logiciel, c'est comme le sexe... c'est meilleur quand c'est libre. (Linus Torvalds)
GALAWA

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