Jeu 28 Oct, 2010 11:06
Il y a ici un plan anti-télétravail : un couverture exécrable du territoire par le haut débit lié à la géographie, au faible nombre de lignes physiques disponibles et à l'obsolescence des équipements ou à leur état de décomposition avancée.
Le plan numérique 2012, c'est : mouhahaha. Il faut environs 3 ans pour monter un projet. Durant cette période, on se rend compte qu'un des prestataires a fait faillite. On rajoute donc 1 ans pour en trouver un autre plus costaud qui, au bout d'un an et d'une étude des subventions possibles voit que ça va lui coûter des millions en investissement et entretient pour équiper quelques personnes. On est même dans un département où la couverture du haut débit régresse.
On a déjà des problème pour avoir une couverture téléphonique. Les opérateurs freinent des pieds pour mettre un relais alors qu'ils le font ensemble afin de répartir les coûts.
Je trouve l'idée du plan numérique 2012 plaisante sauf qu'elle n'est qu'une vaste utopie. Le plan numérique 2135 serait, amha, un meilleur cheval.
Pour le contenu de la brève, rien d'étonnant car les DSI décideurs ne connaissent que du Microsoft, bouffent du Microsoft, rêvent avec du Microsoft et n'ont aucune envie d'innover ou de prendre des responsabilités en faisant des choix. Si il y a des problèmes avec cette solution alors on ira reporter les problème à la hiérarchie supérieure qui ira reporter à la hiérarchie supérieure qui ira le reporter à [...] qui ira peut-être murmurer à Microsoft qu'il faudrait un complément de solution parce qu'on a perdu des heures de travail.
Si c'était un choix autre qu'une solution toute prête alors il faudrait déterminer les besoins, structurer, organiser lors de longues réunions. Puis après la mise en place de la solution, après quelques problème inévitables, certains iront se plaindre à la hiérarchie qui demandera la tête de ces débiles qui ont fait ce choix.
Bref, ce n'est pas Microsoft qui est choisi, c'est le fait qu'on sauve ses fesses en reportant la responsabilité d'un échec sur un beaucoup plus gros que soi.
Non, rien de surprenant. Une journée de plus qui passe dans un pays administratif.
Attentyon, ponaytte maychante !